Samedi 9 novembre
La marche commence par une boucle autour de Langemark un peu au Nord d’Ypres. Dans la pénombre, on essaie de repérer les flèches. D’un côté, le ciel est plus clair.
La silhouette de la puissante église se détache au-dessus d’un fatras de maison encore endormies. J’essaie de suivre d’autres marcheurs, c’est le moyen le plus sûr de ne pas s’égarer dans le dédale des sentiers qui entourent le village. Mais il faut marcher vite, car ces marcheurs matinaux ont des godasses bien réveillées.
La marche commence par une boucle autour de Langemark un peu au Nord d’Ypres. Dans la pénombre, on essaie de repérer les flèches. D’un côté, le ciel est plus clair.
La silhouette de la puissante église se détache au-dessus d’un fatras de maison encore endormies. J’essaie de suivre d’autres marcheurs, c’est le moyen le plus sûr de ne pas s’égarer dans le dédale des sentiers qui entourent le village. Mais il faut marcher vite, car ces marcheurs matinaux ont des godasses bien réveillées.
Une petite pause, puis ça repart, cette fois-ci sur l’ancienne
voie ferrée direction Poelkapelle. C’est agréable. Malgré un temps frais, je
sens déjà la sueur. Il ne faut pas trop s’habiller, mais ne pas cesser de se
mouvoir.
Voici qu’apparait le clocher.
Ce village devint célèbre tout d'un coup. Pendant la première guerre, l’as de l’aviation Georges Guynemer s'y est tué à 23 ans après de nombreuses victoires. Il en avait plus de cinquante à son actif. Mais, gardons la tête froide, cela fait aussi cinquante Allemands tués.
Voici qu’apparait le clocher.
Ce village devint célèbre tout d'un coup. Pendant la première guerre, l’as de l’aviation Georges Guynemer s'y est tué à 23 ans après de nombreuses victoires. Il en avait plus de cinquante à son actif. Mais, gardons la tête froide, cela fait aussi cinquante Allemands tués.
Il faisait partie de l’escadrille des cigognes. D’où l'oiseau qui s'agite en haut du monument de Poelkapelle.
Pour revenir à Langemark, il faut encore faire un grand tour (8 km).
Voici le Steenakkermolen (le moulin du champ de pierres) qui
a besoin d’être étayé. Mais il a fière allure et domine un panorama étendu.


Le hameau de Sint-Juliaan, lui, peut être fier de sa petite église. Moi, je la trouve belle, discrète, sans vrai clocher.
Ce type d’église est appelé « hallekerke » en
Allemand « hallekirche », en Français « église-halle ». Il
est apparu au XIIIe siècle. C’est une architecture que l’on rencontre surtout en
Flandre, aux Pays-Bas, en Allemagne et
dans l’Est de la France. Sa particularité est de comporter trois nefs quasi
identiques. Elle a été conçue pour répondre à des besoins nouveaux.
Au XIIIe siècle, une véritable révolution secoue l’Église. Les
gens ressentent la nécessité d’une religion plus simple, plus proche. Les
nouveaux Ordres Franciscains et Dominicains ont besoins d’églises qui soient
proches des pauvres. Ils avaient besoin de leur parler. Aussi conçoivent-ils les églises
nouvelles conçues comme de grandes salles de prédication. Un seul espace, plus de
lourds piliers, plus de séparations entre le clergé et les fidèles. Au début, le Pape se méfiait d’eux et craignait que cela ne devienne une hérésie.
Sagement, il les a finalement gardés dans la chrétienté. L’architecture a
traduit cela par les Églises-halles comme ici celle de Saint-Julien près d’Ypres.
Pas de façade pompeuse, un clocher minuscule. À l’intérieur, le cœur ne prend
pas de proportions énormes. Pas de riches statues et décorations. Les
piliers sont réduits au minimum. L’important, c’est que, dans cette grande
salle, on entende bien parler le frère prêcheur, qu’on ressente bien la foule qui chante. Rien de tel qu’un espace unique.
Voilà, encore un petit effort, un ruisseau nous ramène vers Langemark où des arbres déffeuillés par les dernières tempêtes laissent apparaître le gros clocher.
J'ai parcouru 17,2 km





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