Tiens, aujourd’hui,
c’est la Saint-Quentin. C’était le Saint-Patron de la paroisse de Soudé.
Ce matin, avant l’aube, je suis parti au-devant d’une matinée relativement ensoleillée. C’est ma cinquième randonnée du mois. Dans le village de …
Français, écoutez bien : le village s’appelle Gijselbrechtegem. Imprononçable, dites-vous ? Dit par un Français, cela donnerait ceci : Hèizeulbrèhteuhghème, (à peu de chose près).
À ce sujet, vous
ne connaissez pas les délices de la prononciation du « G » néerlandais.
C’est une consonne horrible, tordue, je vous dis (il n’y a pas d’autre
mot).
Nous Français,
nous prononçons le G (de Garçon) en fermant un court instant l’arrière de la
cavité buccale de telle façon que l’air soit bloqué brièvement puis libèré en
provoquant notre belle consonne G. Si en revanche, vous veillez à laisser
passer un tout petit peu d’air dans la gorge en disant une sorte de gargouillis sonore de G,
vous obtiendrez plus ou moins la consonne néerlandaise G. Je trouve que le G
néerlandais a une certaine ressemblance avec le J espagnol ou certains sons de
la langue arabe. Je connais ça parce que je suis allé naguère en Algérie. Mais
n’essayez pas : vous ferez fuir les Flamands. Affreux !.
Chaque langue a
ses règles et ses bizarreries. Faut-il que je vous parle des bizarreries du
Français ?
Autre originalité : le village de ce matin porte deux noms. Les gens d’ici, entre eux, ils ne disent pas « Hèïzelbrehtehgem », mais Grijsloke (Hghrèïsloke). Cela tient au fait qu’ils parlent dialecte entre eux. Perturbation supplémentaire pour les Français qui viendraient se balader dans le coin.
Imaginez que mon
village champenois ait deux noms : Saint-Quentin-Sur-Soude pour les officiels et
Soudé pour les gens du coin !
Revenons à nos
moutons.
Le menu du jour :
trois boucles de chacune six kilomètres. Je démarre à 7 heures. Mais une cinquantaine de personnes sont déjà parties avant mois.
Et beau lever du jour sur une belle laideur d'usine
Voyons ce que cela donne sur du maïs.
Tiens, le maïs cette année reste longemps sur pied. Comme l'an dernier.
Voici l'église de Gijselbrechtegem / Grijsloke
Ce type de clocher n'est pas trés fréquent en Flandre.
Chapelle : rien à dire
Si, c'est l'occasion de dire que Gijselbrechtegem fut pendant un temps parmi les plus petits villages de Flandre : moins de 1000 hectares, et 200 à 300 habitants.
Selon une pancarte explicative, la majorité du territoire appartenait autrefois à la "fabrique" de la paroisse.
Ici, on est sous le régime concordataire comme en Alsace. Les prêtres sont paysés par l'État.
Comment s'étonner que beaucoup de Flamands soit assez hostiles envers l'église ?
Et ça, ce fut un four à pain.
Oui, regardez bien. Vous avez vu ? Un paysage sans maison. En cherchant bien, on arrive à trouver ça ici !
On rencontre de tout, en cours de route : un chien qui n'aboie pas !
Pour finir, une carte postale. Je crois que c'est le clocheton d'une importante ferme
Voilà, c'est fini. Ça fait 18 km et des poussières. A 11 heures, 400 marcheurs s'étaient lancés.
L'organisation est faite par le club des randonneurs de Vichte, près de Kaster. C'est un bon club. Le flèchage est impeccable. Un tel club, avec 300 à 400 adhérents, mobilise entre 30 et 50 bénévoles pour toute l'organisation d'une rando : poser les fleches (puis les enlever) sur 4 parcours différents, 6, 12, 18 et 24 km, tenir les locaux nécessaires : buvettes, incriptions, contrôles.
Selon les organisateurs, il y eu en tout 698 randonneurs










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