Dimanche 13 octobre 2013
Wandeltocht Van sas
tot sas organisée par le club Nooit
moe, de Boezinge, 10 km au Nord-Ouest d’Ypres
Un peu de flamand :
Wandeltocht : randonnée, promenade. Wandelen = promenade Tocht = randonnée
Van sas tot sas : j’imagine que cela veut dire « d’écluse à écluse » ou quelque chose comme ça.
nooit moe : jamais fatigué - un beau nom pour un club de randonneurs de 300 adhérents ambitieux
Wandeltocht : randonnée, promenade. Wandelen = promenade Tocht = randonnée
Van sas tot sas : j’imagine que cela veut dire « d’écluse à écluse » ou quelque chose comme ça.
nooit moe : jamais fatigué - un beau nom pour un club de randonneurs de 300 adhérents ambitieux
Le large canal qui va de Ieper à Diksmuide va nous tenir
compagnie pendant toute la matinée. On ne sait pas trop à quoi il sert. En
tout cas, il a servi de ligne de front en 14-18. Le parcours des 20 kilomètres empruntera des temps à autre le chemin de halage
Un paradis pour les oiseaux, les plantes, et les pêcheurs.
A la météo, ils annoncent de la grande pluie. Mais comme ils
se trompent souvent, je pars quand même. Et puis, qui veut du sport en plein
air ne doit pas craindre vents ni frimas !
Et aujourd’hui, je serai servi. Au début, ça va, mais cela commence au bout d’une
heure. Une petite pluie régulière qui mouille, comme on dit, et puis en crescendo
trois heures durant. De bon vêtement de pluie n’empêchent pas que le vent enfile l’eau
de-ci de-là. Le tout est de ne pas arrêter pour ne pas attraper froid. Mais
comment savoir si c’est à cause de la sueur ou à cause de le pluie que je
ressens de l’humidité ?
Au départ, il
faisait un peu sombre (il est 7 heures). Difficile de voir les flèches. Je me
joins à un monsieur plus expérimenté (83 ans). Il est de Zarren, encore un bled
de la cambrousse tout près d’ici.
On cause
quand même un petit peu. Comme tous les vieux, il raconte un peu sa vie.
Entre 20 et
30 ans, il a été travailleur saisonnier en France. D’abord, en avril-mai, il allait démarier
des betteraves dans l’Eure. Puis il allait en Seine-&-Marne pour la récolte
du lin. En été, il faisait les battages, et après cela, il ne restait plus qu’à
arracher les betteraves avant le retour en Flandre.
Et cela ne
lui suffisait pas car à la fin de l’hiver, il allait travailler sur les
chantiers de construction des routes. Vous savez, ces route bétonnées belges « tape-cul »
qui font sans arrêt boudoum-boudoum.
Justement,
avec mon compagnon, nous marchons sur une toute petite route bétonnée. La date
de construction y est indiquée : avril 58. Qui sait, mon compagnon y a
peut-être travaillé ?
Quoi d’autre
? Quand on ne voulait pas voir le canal, on regardait de l’autre
côté, un paysage de polder. Ce type de paysage, on pourrait le voir partout le
long de la côte, depuis le pied des monts d’Artois en France jusqu’au Nord de Allemagne :
un petit canal, une vanne, des peupliers, des prairies. Quand vous avez-vu ça,
vous comprenez le sens du mot pays-bas
Ah, en
passant, un monument à la mémoire de trois soldats belges tombé à la guerre. Les
drapeaux flamands, c’est parce que l’extrême-droite a récupéré l’image de ces
héros, un peu comme l’extrême droite française a récupéré Jeanne-D’Arc. Le lion noir à griffes rouges sur fond jaune, c'est le drapeau de la Flandre. Il est, lui aussi, abusivement utilisé par l'extrême droite.
20 km, ce fut la ration de mes bonnes chaussures. En fait, il y avait 5 trajets possibles : 7, 11, 15, 20 et 25 km
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