mercredi 21 août 2013

Mon rêve

Semedi 17 août

Quarante-septième randonnée depuis le premier octobre de l'année dernière.
Départ 7 heures, avec le courage dans les chaussettes.
C'est toujours comme ça: J'ai du mal à me lever, mais quand la randonnée est commencée, je regrette de ne pas avoir démarrer plus tôt.
Jonkershove, cela ne vous dit rien. C'est normal. C'est un peu "Trifouillis-les-oies" des Flamands. Pourtant, nous, Français, nous avons plus qu'il n'y parait, un rapport avec cette contrée.
Région trés pauvre au dix-neuvième siècle, c'était un pays d'émigration. Ils sont partis vers le Canada, vers les Etats-Unis, vers la France.
C'est de cette région que sont parti la majorité des Flamands pour travailler en France dans le Bassin minier avant que l'on fasse appel aux Polonais ou aux Nord-Africains.
De cette région, ils sont partis, nombreux, tous les ans, travailler dans les champs de betteraves du Soissonnais, de la Picardie, du Valois, de la Plaine de France (avant Roissy). Puis il sont allés un peu plus loin, vers la Normandie ou la Champagne.
Ils partaient en train jusqu'à Paris, gare du Nord. De là, ils allaient à pied - plusieurs dizaines de kilomètres - pour se rendre dans les fermes autour de Paris.
La plupart venaient de cette région, autour de Torhout, Dixmude, Roulers.
Plusieurs villages entretiennent le souvenir de cette période avec la statue de l'un de ces forçat de l'agriculture ou de la mine. La statue d'un pauvre hère avec un baluchon sur le dos.
Le village de Koekelare (près de Torhout) a même créé un musée du betteravier flamand.  Il est jumelé avec un village champenois.

Revenons à ma randonnée.
Vu sur le bord de la route...
Français, voici un spectacle que l'on ne voit qu'ici. La ménagère flamande étant une maniaque de la propreté, elle balaie dare-dare. Y compris le trottoir. Regardez bien. Devant une superbe villa, Madame balaye le caniveau.


Si, si... Regardez de près.

Le spectacle est trés courant ici.

En passant, je vous présente mon sac à dos et mon anorak. Le sac, c'est pour mettre l'anorak, le parapluie, les lunettes de soleil, la bouteille d'eau et un petit en-cas. Ce matin, il pleut pendant une heure, puis un crachin, puis voilà le soleil.

 Un petit coup d'oeil dans une cour.

 Comme nous sommes dans le plat pays, dès que la route s'élève de quelques mètres, on a un petit panorama.


C'est le genre d'endroit ou l'on pourrait installer son petit paradis.
Tiens, justement, au dessuis de la porte de cette petite maison retapée, voici "Mijn droom" . Cela veut dire "mon rêve".

Encore une photo du bord de la route. Oh les belles fleurs !
En fait, ce n'est pas tellement une plante des bords de route. Il s'agit de la renouée persicaire (Persicaria maculosa / Perzikkruid). Quand les agriculteurs mettent trop d'engrais, cette plante adore, et envahit les bords de la parcelle. 

Ce matin, la portion de rando était de 18 km. À 10 heures, 500 Promeneurs avaient déjà commencé la balade..

Ah, j'allais oublier ! Devinez un peu ce que font les gens sur ces deux photos !
J'ai vu ce spectacle pas banal dans une prairie, le long de cette jolie allée bordée d'arbres.



Les gens jouent avec un ballon et des grands bâtons au bout desquels est attaché une sorte de maillet ou tout simplement un vieux sabot.
Par-ci, par-là, il y a, dans le sol, des trous de la grosseur d'un ballon. Le jeu est une sorte de golf. Les gens m'ont dit que cela s'appelait "boerenbal". C'était peut-être pour rire. Appelons cela la "boule paysanne".
Je ne sais pas s'ils ont breveté cette idée... Die Vlamingen ! Ces Flamands !

2 commentaires:

  1. Merci papa :-)
    Allors enfin, c'est super ... c'est magnifique ...
    je suis super fan de ton blog ...
    bisou,
    Siegi
    tff
    ta fiere fille :-)

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  2. Boerenbal pourrait aussi se traduire en "bal des agriculteurs", à les voir bouger dans tous les sens à agiter leurs bâtons :)

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