Un endroit champêtre où il fait certainement bon vivre. La balade commence dans la salle des fêtes ou j'arrive vers 6 heures et quart pour m'inscrire.
J'ai choisi le trajet de 20 km. Je commence à marcher à 6 heures et demi, mais vu le nombre d'autos, Une cinquantaine de personnes a déjà commencé. C'est dire que les organisateurs étaient sur le pont dès 5 heures et demi.
Marcher des heures durant, cela permet de laisser son esprit suivre le rythme de mes pas. C'est laisser les yeux se promener au loin, mais tout près aussi.
Tiens, voici une fleur que j'aime bien. Dans ma Champagne natale, je ne l'ai jamais vue. Il s'agit de la "reine des prés". "koningin van de weide" en néerlandais, traduction littérale. Mais on ne sait si cela a été traduit du Néerlandais vers le Français ou l'inverse. Les gens de Wervik l'appellent certainement encore autrement.
Filipendula ulmaria, c'est le nom latin pour mettre tout le monde d'accord.
Mais que vois-je ? Il y a encore du tabac dans la région. La culture n'est pas totalement disparue. Il y a trente ans, Wervik était le centre de la plus importante région tabacole de Belgique. Maintentant, il reste seulement le musée du tabac.
Au diable de tous ces pavillons sois-disant modernes et sois-disant beaux, Ici, quelqu'un, est amoureux du lierre.
Et là, Une étable ancienne bien conservée. Chuuut, derrière, se dresse en réalité un immense hangard agricole.
Encore un champ de légume. Mais ce n'est pas cela que je voulais prendre. Regardez bien, à gauche de l'arbre, tout petit, le clocher de Slijpskapelle, destination finale de la randonnée.
Et cette fleur, la reconnaissez-vous ? D'ailleurs, qui s'y intéresse ?
C'est le vulgaire panais sauvage que l'on ramassait pour les lapins quand j'étais petit. Il tient les bords de route, le brave, malgré toutes les pollutions.
Latin : Heracleum spondylium, Néerlandais : bereklauw, et en flamand Heelkruid ou Varkenspastinakel, je ne sais trop.
Vite, une photo encore de ce liseron, Dans tout ce vert décor, il veut qu'on le voie. Une seul moyen: sa blancheur éclatante.
Calystegia sepium/Liseron des haies/Haagwinde. ... Je me trompe ?
Sont frère, le liseron des champs se voit moins. Il préfère les chaumes du blé. Mais de blé, on n'en voit presque plus par ici.
Il peut vous paraître pédant d'étaler ces noms de plante, qu'ils soient latin ou populaires. Mais je trouve que lorsqu'on peut donner un nom à un oiseau ou à une fleur, c'est comme si on les apprivoisait. Je n'en connais pas des cents et des milles. Je voudrais les mieux connaître, et au-delà des noms latins, ce sont les noms populaires qui me charment. Varkenspastinakel est le nom flamand de la berce : c'est presque un nom exotique. Le coucou des bords de route a tout de même beaucoup plus de charme que son nom savant "primevère officinale".
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Fin du parcours.
Pendant toute la promenade, je me suis économisé pour que le dernier kilomètre soit agréable. Et il l'est. A présent, je connais Slijpskapelle par mes pieds.
Huit-cent personnes sont déjà parties randonner.
Tot volgende keer !
Toe te naoste keer !
A la prochaine !











Ah la reine des prés et son doux parfum de vanille. Et le liseron qui a envahit notre jardin avant qu'on ne l'arrache par dizaines! Jolies photos.
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